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 Quand la fête bat son plein, le Lys n'est jamais loin [Octave]

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Armance de Vanzade*

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Date d'inscription : 30/03/2008
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MessageSujet: Quand la fête bat son plein, le Lys n'est jamais loin [Octave]   Mar 1 Avr - 1:01

- Mais bien évidemment qu'il est beaucoup plus confortable pour une femme de monter comme les hommes à cheval plutôt qu'en amazone!

Pendues à ses lèvres, des dizaines de demoiselles - oreilles attentives et bouche entrouverte - ne perdaient pas une seule miette de la conversation entre Armance de Vanzade et une fervente adepte de la classe féminine en toute circonstance. Armance était bien sûr d'accord pour reconnaître qu'en société, une femme se devait de monter convenablement à cheval sur la selle qui leur était réservée. Après tout, ne jamais froisser sa robe, la règle d'or quand on voulait bien se faire voir. Mais lorsqu'elle montait Azur dans son domaine, la jeune comtesse portait alors des habits confortables et plutôt masculins, quoique fait sur mesure par son propre tailleur et possède un petit charme néanmoins, ce qui facilitait beaucoup plus les déplacements. Son interlocutrice, d'au moins vingt ans son aînée, semblait outrée d'une telle position vis-à-vis des codes de la société, mais Le Lys savait ce qu'elle faisait. Elle savait que dès le lendemain, certaines auditrices essayeraient de monter comme elle. C'était ça, la gloire. Tout le monde voulait vous copier. Armance aimait se rendre compte que les demoiselles suivaient son comportement. Elle se sentait appréciée, admirée même, et adorait ça plus que tout.

Ayant poliment clos la conversation tout en conservant le dernier mot, Armance s'éclipsa puisqu'elle commençait franchement à se lasser de cette conservatrice qui n'arrivait pas à avancer d'arguments valables.

Elle se déplaça alors gracieusement parmi la foule d'invités, passant sans peine entre les ducs et les comtes qui s'écartait volontiers sur son chemin en la gratifiant d'un large sourire qu'elle leur rendait volontairement, sentant le moindre regard frôler ses épaules nues. Elle portait en effet pour l'occasion la toute nouvelle création de son tailleur fétiche, une longue robe vert anis de soie délicate, les épaules découvertes et la poitrine bien mise en valeur, agrémenté d'un tour de cou qui devait valoir une petite fortune, cadeau d'un marquis intéressé, et les boucles d'oreilles qui allaient avec. Ravissante, comme d'habitude. Ses servantes avaient remonté ses cheveux dans un chignon sophistiqué à semi tressé dont s'échappait volontairement quelques mèches soigneusement choisies. Il n'y avait rien d'étonnant à ce qu'elle soit ainsi le centre de l'attention. Tout le monde ou presque parvenait à la reconnaître malgré son fin loup vert assorti à sa robe. Son sourire et son regard la trahissait.

La jeune femme observait avec attention les alentours. Il y avait du beau monde ce soir, c'était aussi la raison pour laquelle elle avait accepté l'invitation de la maîtresse de maison. Et aussi parce que la perspectives de faire la fête l'enjouait tout particulièrement ce soir. Elle aimait de plus particulièrement les soirées à thème, et l'idée de faire de celle ci une soirée masquée était particulièrement réussie. Et avec un peu de chance, elle croiserait Roseline et en profiterait pour lui en faire voir de toutes les couleurs une nouvelle fois. Pour l'instant, La Rose ne s'était encore guère montrée, mais Armance savait que ça ne saurait trop tarder. Sa rivale ne perdait jamais elle aussi une occasion de se montrer. En réalité, elles avaient tellement de point commun que c'était cela qui les faisait autant se détester.

Armance aperçut au loin son frère en grande conversation avec la charmante comtesse de Sautigny, délicieuse petite blonde aux traits exquis dont Adam lui avait parlé ces derniers temps. Il était vrai que la jeune lady avait de quoi plaire, et elle ne cessait de quitter Adam du regard depuis quelques temps, chose qu'Armance avait remarqué. Armance remarquait tout de toute manière, et si ça n'était pas elle, on le lui rapportait. Tout savoir lui permettait de tout contrôler. Son bien aimé cadet leva les yeux vers elle et elle lui adressa un discret signe de main qui voulait tout dire. Il fit de même, puis retourna à ses politesses avec sa charmante compagnie. Armance détourna alors elle aussi le regard et le promena un peu partout dans la vaste salle. C'était le ballet habituel des mondanités, les vieilles marquises ridées qui tentaient de séduire les jeunes ducs pour se consoler de leur plus ou moins récent veuvage, les jeunes servantes blotties dans les coins qui ne pouvaient s'empêcher de lorgner tel ou tel valet d'un des prestigieux invités. Et oui, même ceux d'en bas avaient droits aux idylles...

Les yeux bruns de la jeune Vanzade se posèrent alors sur une silhouette inattendue. Ou du moins, elle s'attendait à le voir là, mais certainement pas à ce qu'il retienne son attention comme ça...


*Octave de Mercoeur...*

De la famille ennemie, bien sûr. Ce qui en soit était bien dommage quand on voyait le physique d'un tel étalon. Surtout quand on sait qu'il s'avère être le cher frère de sa pire rivale, La Rose évidemment... Autant Armance et Roseline se haïssaient, autant Adam et Octave se vouaient mutuellement un dégoût profond. Soeur contre soeur, frère contre frère, tel semblait être l'ordre naturel des choses. Armance n'avait cependant pas échangé plus qu'un regard avec Octave, qui semblait ne même pas trop prendre parti dans le conflit Mercoeur/Vanzade malgré sa complicité avec sa soeur. Par contre, Roseline ne s'était pas gênée pour faire quelques remarques méprisantes à Adam, qui avait riposté avec justesse. Par principe, Armance détestait donc ce jeune comte, qui avait une dizaine d'année de plus que lui mais en paraissait bien moins. Il fallait dire que ses yeux d'un bleu puissant et profond, ceux-là même qui lui avait permis de le reconnaître, aurait pu tout faire oublier à la belle Vanzade, mais c'était sans compter sur sa force de caractère.

Malgré tout, Armance s'ennuyait à mourir ce soir, et songea à une petite idée saugrenue histoire de faire bien enrager Roseline. Que dirait cette dernière si elle débarquait à la soirée et s'apercevait que son frère adoré discutait avec l'ennemie? Armance se doutait qu'il la reconnaîtrait, mais il y avait toujours une petite chance. Il fallait mettre la chance de son côté, et pour ça, miser sur la danse. Ca ne rata pas, quelques minutes plus tard, toute la foule entama une danse vive et gracieuse où l'on échangeait régulièrement de cavalier. Adepte de ce genre de pratique, Armance accorda sa main à un jeune et fringuant baron et se plaça juste à la droite du comte de Mercoeur. Elle suivit avec aisance les pas de son cavalier, jusqu'à finir par atterrir dans les bras de celui qu'elle attendait. Elle lui adressa alors un large sourire et haussa un sourcil intéressé tout en continuant à danser, puis s'approcha de l'oreille de celui-ci et lui chuchota une phrase en soufflant tout exprès pour qu'il sente son souffle sur sa peau.


- Vous êtes bien fringuant ce soir mon cher comte...

Elle se recula alors et entreprit de tourner sur elle même comme il se fallait de le faire à ce moment de la danse, et éclata d'un léger et charmant rire cristallin qui avait fait ses preuves sur les hommes plus d'une fois.
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Octave de Mercoeur



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Date d'inscription : 24/02/2008
Age : 29

MessageSujet: Re: Quand la fête bat son plein, le Lys n'est jamais loin [Octave]   Mer 2 Avr - 16:08

Octave n'était pas très enthousiaste à l'idée de se rendre dans la soirée costumée qu'organisait une des amies de sa sœur. Certes, il avait promis d'y assister...cependant, il n'en avait pas la moindre envie! Les soirées mondaines n'était pas vraiment sa tasse de thé. Il préférait de loin les après-midi au théâtre ou encore les soirées au cabaret à ses bal interminables...Au moins, là-bas, il n'avait pas l'impression d'être observé par tout le monde... Mais Rosaline s'était remarquablement bien débrouillée pour arracher cette promesse au jeune comte.
Un soir, la jeune femme avait demander à son frère de l'accompagner à une de ses fêtes qu'elle aimait tant et lui avait eut le maladresse de lui répondre... « Pas ce soir...Un autre jour, si tu veux »... Et depuis, elle ne cessait de le harceler pour qu'il tienne parole. A chaque fois, Octave inventait une excuse, pas toujours très crédible d'ailleurs, pour se défiler...Mais ce soir là, il n'y été pas parvenu. Elle avait employé des trésors de rhétorique pour le convaincre de venir...sans remporter le moindre succès...A ce jeu là, le comte de Mercoeur était un adversaire redoutable. Mais devant son obstination et sa ténacité il avait finalement cédé. Il connaissait assez bien sa sœur pour savait qu'une fois que Rosaline aurait eut ce qu'elle voulait, elle le laisserait tranquille...
C'est ainsi que le comte de Mercoeur se retrouvait au Château de Bagatelle, au milieu de toute une flopée d'invité.

Mais à peine arrivé, il regrettait déjà d'être là...Les petits cercles de la noblesse parisienne ne le passionnait pas vraiment. Les invité échangeaient les derniers potins, les dernières excentricité de je ne sais qu'elle demoiselle ou encore les débordement de tel jeune homme...Bref, seul la civilité retenait encore Octave. D'ailleurs, il remarqua là cet instant la petite cour qui s'était organisée autour de Melle de Vanzade, le Lys de Paris. L'arrivée de sa sœur, qui ne saurait sûrement tardée allait probablement déclencher pas mal de grabuge... Cette idée fit sourire le jeune homme. Bien qu'il restait volontairement en retrait dans les conflits qui opposaient les Mercoeur au Vanzade, il était quelque peut impatient que se produise cet événement. Il savait parfaitement que la haine que se vouaient réciproquement Armance et Rosaline allait mettre un peu de piment à la soirée. Et un peu d'activité ne serait que bienvenue.

A ce moment, il croisa le regard de la belle demoiselle. Il faut avouer que la jeune femme était particulièrement ravissante ce soir. Octave ne fit guère plus attention que cela à la rivale de sa sœur. Non pas qu'il gardait quelques rancunes contre elle, seulement, les Mercoeur pouvaient mal percevoir le fait qu'il attache trop d'importance à cette famille qu'il jugeait bien sévèrement. Et sur ce point , Rosaline pouvait se montrer particulièrement sensible.
Octave n'était pas genre à se fier à des préjugés. Il n'avait rien contre les Vanzade...seulement, il avait eut à faire à Adam et ne l'appréciait guère. D'ailleurs, i avait parfaitement comprit que cela était réciproque. Les deux jeune hommes en étaient donc resté là. Mais leur haine était lui d'égaler celle de leur sœurs. Il s'agissait en effet plutôt d'un méprit réciproque qu'ils éprouvaient l'un envers l'autre...

La soirée avançait alors que le jeune homme se perdait dans toutes ses pensées...Les danses allaient commencer. Il invita une de ses cousines à l'accompagnait et se retrouva au milieu de toute la troupe de danseurs. Octave était plutôt un bon danseur et se en sortit à merveille, attirant quelques regards impressionnés de la part des certains invités. Ensuite, les hommes changèrent de cavalières et, alors qu'il ne s'y attendait pas le moins du monde, il se retrouva avec le demoiselle de Vanzade dans les bras. Il connaissait assez bien la jeune femme pour ce douter que ce n'était pas un hasard. Il ne faisait aucun doute qu'Armance avait une idée derrière la tête à lui sourire de façon aussi provocante. Mais étrangement, cela l'amusa. Il ne saurait dire pourquoi, cependant l'audace de la jeune femme avait quelque chose le fit sourire. Il entra dans son jeu, posa sa main droite sur sa taille et poursuivit la danse, faignant de ne rien avoir remarquer de son petit manège.


- Vous êtes bien fringuant ce soir mon cher comte...

Le souffle chaud de la jeune femme dans son coup lui tira un léger frisson qu'il essaya de dissimuler. La remarque d'Armance le fit sourire un instant, mais il reprit bien vite son sérieux. Qu'allait-on dire si on voyait l'aîné des Mercoeur s'amuser en compagnie de Melle de Vanzade. Non! L'honneur de sa famille ne s'en relèverait peut-être même pas. Cependant, la jeune femme pouvait remarquer à la petite lueur qui scintillait dans ses beaux yeux bleu qu'elle avait réussi à attirer l'attention du compte.
Il n'eut pas l'occasion de lui répondre, la danse les entraînant, il furent séparés un instant. Imperturbable, Octave fit mine de ne rien avoir entendu.
Puis, à la suite de quelques pas, il se retrouva de nouveau proche de la jeune femme.


Et vous, vous êtes particulièrement charmante mademoiselle.

Peut-être ne devait-il pas se lancer dans ce genre de jeu avec la jeune comtesse, mais Octave ne pouvait résister à l'envie de provoquer à son tour la demoiselle...
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